"Des fois, le firmament, ce sera le vide des formes, la table rase à neuf, en forme de partie de partir, d'envies vivantes nouées en cirrus de chair, dans les tissus, le sourire débarrassé, les yeux sans rien, le souffle qui monte désinvolte et clair.
Comment n'ai-je plus de repère? Difficile d'être idiot; dur de le demeurer. Suivre. Dur d'errer, à la fois vide voluptueusement et volumineusement vide, à la fois chargé jusqu'aux os d'images, de traces, d'histoires. Peur d'errer. Peur de rester. Intervalle négatif, à transformer en coulure.
La lumière est belle, cruellement, et pleine. La lune dans un vide stellaire, le jour qui se colore entre les feuilles, les hémorragies crépusculaires et leur étrange pacification."
(Bugs Bunny)
Beau, très beau -- le premier paragraphe me jette à terre... et ça, j'aime tout particulièrement : "le sourire débarrassé, les yeux sans rien, le souffle qui monte désinvolte et clair."
RépondreSupprimer:)
RépondreSupprimerJ'aime beaucoup aussi; particulièrement le dernier paragraphe. Montage de mon automne, mettons. Morceaux de mots tombés comme pelures.