mardi 3 janvier 2012

Augustin chez P.O.L. : intense et obsane

"Mais tu entendais tout du rugissement de mon coeur gémissant. Je t'exposais mon désir. La lumière de mes yeux absente de moi. Elle était dedans, j'étais dehors. Elle n'était nulle part. Je me concentrai sur un lieu, et je ne découvrais nulle part où me reposer. Nul accueil qui m'aurait fait dire, c'est assez, ou c'est bien. Ni possibilité de revenir où, pour moi, le c'est assez aurait été bien."

*

"Vérité et lumière de mon coeur. Ne laisse pas ma part obscure me parler. Je me suis dispersé là-bas. Je suis obscur. Mais là, même là, je t'ai aimé à la folie. Je me suis perdu et je me suis souvenu de toi. J'ai entendu ta voix derrière moi. Reviens. J'ai mal entendu à cause du vacarme d'une impossible paix.

Maintenant, regarde, je reviens vers ta source. En feu. Le souffle coupé. Personne pour m'en empêcher. Je vais la boire. Je vais en vivre.

Je ne suis pas ma vie. Je vis mal de moi. J'ai été ma mort.

En toi je revis. Parle-moi. Explique-moi. J'ai cru tes livres. Les violents mystères de leurs paroles."

1 commentaire:

  1. Heureuse de relire cela ici -- bonne nouvelle ce blog en forme de Bugs B. Amitiés -NB

    (Capchat : iting)

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