Affichage des articles dont le libellé est Beatriz Preciado. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Beatriz Preciado. Afficher tous les articles

vendredi 27 janvier 2012

Pornotopie, suite et fin (épilogue)

"Je pourrais dire, en citant Roberto Bolaño : j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer. La mauvaise, c'est que la pornotopie Playboy se meurt. La bonne, c'est que nous sommes tous des nécrophiles. [...] Big Sister, mais aussi Meetic et Facebook, nous permettent d'imaginer la survie future de la pornotopie Playboy. [...] De notre côté, nous, nécrophiles récalcitrants, continuerons d'une façon ou d'une autre à habiter la pornotopie."

jeudi 26 janvier 2012

Florilège et snipets en format caplet

"Le manoir se transformait en un système de plus en plus hermétique à mesure qu'on montait verticalement."

*

"Pour franchir le seuil de cet endroit exceptionnel, le prix à payer par l'invité était de devenir l'un des acteurs anonymes d'un film sans commencement ni fin."

*

"Tout comme le Château de Silling des 120 journées de Sodome, la "maison de plaisir" ou l'"Oikema" transformaient les architectures disciplinaires de réclusion - la prison et l'hôpital - en espaces réservés au plaisir, nous pouvons dire qu'avec Playboy les architectures corporatives et médiatiques du capitalisme tardif, telles que le bureau ou le plateau de télévision, mais aussi les architectures de réclusion et de refuge typiques de la guerre froide, comme le pavillon de banlieue ou le bunker, sont érotisées et transformées en techniques de production de subjectivité sexuelle."

*

"Les espaces clos où se déroule l'action du Playboy Penthouse ou du Playboy After Dark, tout comme les futurs Girls of the Playboy Mansion, Big Brother, Loft ou Secret Story, ne sont ni des lieux naturels ni des espaces purement symboliques : ce sont des laboratoires médiatiques dans lesquels la subjectivité est stratégiquement spatialisée, distribuée, communiquée, et finalement capitalisée grâce à des techniques d'enfermement, de surexposition, de surveillance, de dissimulation et de production du plaisir."

(Pornotopie, Beatriz Preciado; Bugs Bunny, Mickey Mouse et Playboy)

lundi 23 janvier 2012

Pornotopie : Playboy et l'invention de la sexualité multimédia

"On peut dire que Playboy a fait entrer de plain-pied ce qu'on considérait alors [1950s] comme la vie privée (l'espace domestique, le corps, l'intime et la communication) dans le processus de production économique. [...] La "girl next door" est à l'économie pharmaco-pornographique [wut?!] de l'après-guerre ce qu'a été l'automobile au fordisme : le produit en série d'un processus de production de bio-capital [wut?!]."

(En lisant sur l'autre lapin, soit Beatriz Preciado.)