« Il n'habite pas son corps mais le ressent comme une douleur réelle et étrange, comme un trou qui demande d'être rempli. Il souffre de troubles de base : troubles du rythme et de l'humeur. »
« Notre existence ordinaire subit de nombreuses variations de rythme, de cadence et de direction. Nous pouvons rester tranquillement assis quelques minutes, puis brusquement sauter sur nos pieds et filer préparer une tasse de thé à la cuisine. Même une brève période de temps est traversée par tout un éventail d'activités et de réactions. [...] Avant de songer à faire naître une émotion, il faut se préoccuper du rythme et du tempo et en fait si on sait gérer le tempo, l'émotion surgira sans difficulté. / Il est important que [le dessin animé] travaille dans un temps compressé. »
« [L'interstice] implique aussi une "relation juste" entre les objets et les événements. Un bon [dessin animé] peut faire usage de [l'interstice] à bon escient. Il peut flairer la relation juste entre deux moments, deux personnes, deux actions, deux phrases, deux scènes et entre le public et le [bonhomme]. [L'interstice] n'a rien de statique, il possède une dimension relationnelle. »
« Chaque divinité a ses motifs joué par le tambour, répétés infiniment et qui constituent comme une sorte de leitmotiv wagnérien [...]. Les dieux sont appelés par l'intermédiaire de rythmes d'atabaques spécifiques, de cantiques spécifiques... [...] [Malheureusement,] l'Occident a aboli le rythme. »
(Pizza trois fromages : Yoshi Oida, Roger Bastide, Clara Novaes sur l'ayahuasca.)
j'aime cette idée d'une dimension relationnelle de l'interstice...
RépondreSupprimerC'est Yoshi Oida. Vraiment solide. Et très beau. Je ne me souviens pas quel mot j'ai remplacé par « interstice ». L'esprit est là, quand même.
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